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La plante : Ce n'est pas
exactement une endémique, puisqu'elle est originaire d’Amérique du Sud,
mais cette ronce s'est si bien adaptée à Madagascar qu'elle en devient
envahissante. Il en existe deux variétés : l'une dont les fleurs sont
dans une gamme rose-violacée, l'autre à fleurs rouge-orangées.
L'huile essentielle : son rendement est très faible (1 à 2‰), son odeur,
entre menthe et framboise, plutôt agréable, celle de l'eau florale en
particulier. Elle sert de note de fond en parfumerie.
Deux chémotypes sont possibles : à davanone (le notre) ou à b-caryophyllène et sans davanone.
Usages traditionnels :
Les feuilles contiennent de la lantanine, substance proche de la
quinine. Les guérisseurs les utilisent (avec précaution) contre les
fièvres, les affections des bronches et des yeux. La racine, elle, est
préconisée contre les maux d'estomac, les coliques, comme désintoxiquant
et aussi pour faire baisser la température.
On l'utilise encore contre la gale et les affections cutanées associées
aux parasitoses et aux piqûres d'insectes.
AROMATHÉRAPIE
Cette huile essentielle est assez peu connue en aromathérapie.
On la dit pourtant stimulante, antiinflammatoire et antispasmodique,
antibiotique, emménagogue.
Le type à davanone est reconnu par Franchomme et Pénoël comme
anticatharral et mucolytique, antiviral et cicatrisant.
Ils la conseillent pour les bronchites et asthmes (symptomatique) et
pour les soins des ulcères variqueux où elle fait merveille. Cette huile
essentielle aurait également des vertus antitumorales (anticancéreuses).
En vertu des premières propriétés citées, elle soulage les douleurs
rhumatismales, calme les nerfs et favorise le sommeil et les règles
difficiles. A essayer également comme régulateur de la tension
(hypo ou hypertension)
On peut utiliser l’hydrolat en bains de bouche et gargarismes.
Contre-indications :
Ne pas utiliser sur les femmes enceintes (abortive)
Ne pas en faire un usage prolongé ni administrer aux jeunes enfants
(neurotoxique).
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