L'Alambic sous les Tropiques
La Newsletter de l’Alambic - 01/07
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Bonjour, J’ai moi aussi mes saisons sèches et mes saisons fécondes… Or donc, après un long silence la Newsletter de l’Alambic réapparaît sur la Toile Ce fut une année un peu difficile, saison des pluies avortée pour la seconde fois de rang, départ de Mamy mon cogérant. Pour moi deux séjours en France avec l'obligation de tout prévoir en mon absence, et qui me laissèrent sur le flanc. Beaucoup de fatigue, donc, et peu de résultats. L’équipe a été mon meilleur soutien et le motif de mon entêtement.
Car les travailleurs de l’Alambic semblent totalement confiants dans le futur de la société : deux mariages, trois même, en comptant Agnès secrétaire éphémère qui s’est arrêtée pour faire un petit. Trois ou quatre naissances aussi, Jenny est la dernière. Il est vrai que rien n’est tout à fait stable ici, ni la politique ni le climat, et on vit dans l’acceptation tranquille de son destin.
Deux stagiaires européens, Domiane et Yohan ont aussi apportés leur concours, envoyés par des collègues de France.
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Ce véhicule léger (dixit la carte grise) contient un alambic de 600 litres avec chaudière et refroidissement, 100 l d’eau florale, quelques centaines de kilos de feuilles d'oranger, des bananes, des ananas... Quand les policiers de la route ont voulu vérifier les dires du chauffeur :"Nous trans-portons un alambic", et ont tenté de glisser le bras à l'intérieur, ils se sont griffés sur les épines des orangers. Vexés, ils ont alors remarqué que la bâche était militaire, ont exigé le document attestant la ristourne à la commune, et ainsi de suite, jusqu'à ce que le chauffeur leur lâche un billet (près de dix fois moins que la somme exigée au départ). C'est Madagascar ! |
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Nous avons encore raté la distillation du gingembre (nos concurrents aussi, je me sens moins bête), si vous avez des tuyaux... Nous avons enfin envoyé le petit alambic en brousse (jusque là, il servait pour l’eau de rose) pour distiller un oranger sauvage, qui a une odeur délicieuse entre orange et citron. La molécule dominante est le sabinène. Par contre, l’hélicryse à tête ronde, prévue pour sa seconde sortie, fut un fiasco, on nous a dit : ‘’Elle n’est pas encore en fleurs ‘’, à un petit mois d’intervalle nous l’avons trouvé fanée. Toujours aller voir soi-même !
Mamy ayant repris pour son usage les bâtiments qu’il mettait à notre disposition, nous avons fait construire un abri pour les employés et les machines. Tout a été fait sur place, les briques cuites en fours pyramidaux traditionnels, les briques crues tirées du sol de la maison, le chaume coupé autour, le sable extrait de la rivière, et un enduit intérieur en argile et bouse de zébu .
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Pour une somme de 600 à 700 € |
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Notre nouveau bâtiment, très traditionnel |
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La pluie est repartie (fin novembre la ville était privée d’eau) et les rivières sont pleines. Les plantes repoussent, nous avons ajouté la menthe à nos productions et étendu le géranium et la verveine. Il manque quand même un peu de soleil !
Côté bureau, c’est ce site la nouveauté de l’année.
A bientôt donc
pour les nouvelles, et voici la page technique : l'extraction de l’huile de callophylle, (pour les
vertus cliquez
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COMMENT ON FAIT L’HUILE DE CALLOPHYLLE CHEZ LES PAYSANS MALGACHES
En images |
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Après la récolte, on sèche la noix de callophylle au soleil, puis on casse la coque dure avec des pierres pour en extraire la partie oléagineuse (comme dans une noisette) Ce travail est principalement assuré par les vieilles femmes et les enfants.
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Les noix sont ensuite pilées au mortier pour obtenir une pâte. Les jeunes femmes sont expertes dans le maniement du pilon à une, à deux ou à trois. L’intégration de la nouvelle venue change le rythme mais sans interruption.
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La pâte obtenue est ensuite un peu chauffé au brasero. Cela aide l’huile à sortir, mais bien sûr si on chauffe trop on perd de la qualité. L’huile chauffée fige à basse température. On la verse ensuite dans des petits sacs de toile. |
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Les sachets sont ensuite introduits dans une presse rudimentaire : un tronc fendu est resserré par des coins que l’on enfonce à coups de masse. C’est un travail lent et plutôt fatigant.
Ensuite il faut filtrer plusieurs fois cette huile et pleine de pulpe, afin d’éliminer au maximum cette dernière.
On obtient une huile verte, qui a un peu une odeur de noix, et bien des atouts (fiche)
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Remerciements à l’association Fitarik’andro chez qui nous avons fait ce reportage |
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