L'Alambic sous les Tropiques

 

La Newsletter de l’Alambic    -   avril 2004

                                                                        

Bonjour,

Nous sommes heureux de vous annoncer l’existence officielle de notre SARL «l’Alambic sous les Tropiques».

La distillerie se termine, des retards de chantiers dus à deux cyclones, et quelques erreurs de fabrication des chaudronniers ont mis notre patience à l’épreuve. Reste à faire les essais, dont l’envahissante Lantana Camara qui borde le terrain fera les frais.

La saison des tagètes débute : Fianarantsoa voit débarquer des camions chargés d’alambics. La raréfication de la plante autour de la capitale pousse les cueilleurs vers le sud, ce qui n’est pas du goût du CHEF, le groupement de paysans distillateurs local, qui s’était organisé pour gérer le tagète (le replanter) et s’est plaint aux Eaux et Forêts.

Hélas les envahisseurs ont des permis sur tout le territoire, obtenus par corruption, mais bien en règle !

 

Je suis arrivée à Madagascar avec la pluie. La végétation a aussitôt verdi, fleurie, tout envahie. Nous avons attaqué la paperasse, vite, vite, dans le créneau entre les municipales et les fêtes de fin d’année.

Puis notre recherche de terrain a porté ses fruits.

La distillerie a trouvé sa place au bord d’une large rivière. Un bâtiment clos et un hangar se sont érigé sous la houlette de M. Régis, également sourcier, plombier et j’en passe.

 

Le bateau nous a livré, au bout d’un dédouanement éprouvant, le matériel importé de France : pompes, groupe, motoculteur, et le vaillant petit camion militaire qui atteint parfois le 60, et franchit allègrement les bourbiers.

Pendant ce temps, l’équipe de M. Josua commençait à Tananarive la construction d’une chaudière brûle-tout et d’un refroidissement horizontal de sa conception, tandis qu’à Fianarantsoa, M. Claude attaquait la cucurbite, tout fier de travailler l’inox dans sa chaudronnerie moderne et informatisée.

Côté cultures, en plus des journaliers, deux ouvriers, jean et Hery ont été embauchés pour monter des pépinières et étendre la plantation.

 

 

Une distillerie malgache

Coup d'oeil sur une autre distillerie, qui fonctionne depuis 5 ou 6 ans du côté de Moramanga. C’est une belle distillerie malgache, avec deux alambics inox. Beaucoup d'autres n'ont que des fûts en tôle noire, et souvent ce sont des alambics posés dans la nature au bord d'un ruisseau.

Les alambics ont tourné jusqu’au milieu de la nuit. Dès le lever du jour, Les cueilleurs  repartent à pied vers la forêt, à plusieurs kilomètres de là. Un nombre qui augmente régulièrement et vite!

La pesée est très attentive,  surveillée par des regards graves

 

 

les cueilleurs sont payés 0,15€ le kilo de feuilles. Le riz coûte 0,45€ le kilo

 

 

 

 

Un essencier en verre, le seul rencontré jusqu’ici !

 

 

 

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